Définitions proches ou identiques, interfaces comparables et prix à peu près équivalents (250 € en moyenne), il y a de moins en moins de différences entre les écrans 22 et 24 pouces. Les premiers sont-ils amenés à disparaître ?Y a-t-il encore un intérêt à acheter un écran LCD de 22”? Au vu des 12modèles de ce comparatif, moitié 22” et moitié 24”, on serait tenté de répondre par la négative. Le tarif moyen des six écrans 22” tourne autour de 220€, soit seulement 20€ de moins que le prix moyen des 24”. Or, le confort d’utilisation de ces derniers est tout de même bien supérieur, avec une surface d’affichage 10% plus grande.
Les deux gammes offrent peu ou prou les mêmes définitions. Hormis le Hyundai W220T et le Iiyama ProLite BB2206WS, qui restent cantonnés à une définition de 1680x1050pixels, les dalles 22” atteignent le Full HD, soit 1920 x 1080pixels. C’est tout à la fois un avantage et un inconvénient. Un avantage, car il s’agit de la définition native de la vidéo haute définition délivrée par la TNT HD ou les films Blu-ray. Un écran compatible Full HD permettra d’optimiser totalement sa surface d’affichage et ne générera aucune perte de qualité due à une mise à l’échelle.
Mais disposer d’une très haute définition sur un écran de 22” pose aussi quelques soucis ergonomiques. Les icônes et les caractères sont mathématiquement plus petits à l’écran et deviennent parfois difficiles à déchiffrer. De même pour les jeux 3D: disposer d’une définition supérieure implique davantage de travail de la part de la carte graphique, à moins de vouloir afficher les jeux dans une définition plus faible, ce qui n’a qu’un intérêt limité. Aussi, si vous êtes tenté par un 22”, il n’est pas superflu de considérer un modèle “limité” à 1680x1050pixels.
Les écrans de 24” affichent également deux types de définitions: la grande se cale sur le Full HD (1920x1080pixels), mais le BenQ V2400W et le HP w2448hc se distinguent avec leurs 1920x1200pixels. Cela correspond à un ratio de 16/10 qui était en quelque sorte la norme en microinformatique, mais qui perd du terrain face au 16/9 qui correspond davantage aux applications utilisées, notamment la vidéo.
Côté dalle, pas de jaloux. Les 12 écrans, sans exception, exploitent une dalle TN + film qui n’est certes pas la meilleure au niveau des angles de vision ou du contraste, mais qui a le gros avantage d’offrir une excellente réactivité. Elle est la plupart du temps de 2 millisecondes, un niveau suffisant pour limiter, voire annihiler les effets de rémanence dans les jeux vidéo, même les plus rapides.
La qualité d’affichage n’est pas pour autant forcément égale car d’autres éléments entrent en ligne de compte, comme la puissance de l’éclairage ou la présence de revêtements protecteurs ou antireflets. La qualité reste toutefois assez bonne, la plupart des modèles proposant différents modes préréglés qui adapteront l’image à l’usage (vidéo, jeu, bureautique…).
L’ergonomie est le domaine qui distinguera le plus les produits. Ainsi, cinq des douze écrans testés ici disposent d’un socle évolué permettant le réglage en hauteur, mais aussi la disposition de la dalle en mode portrait ou paysage (fonction pivot). Un seul modèle de 22 pouces le propose, le ProLite B2206WS d’Iiyama. C’est une fonction très appréciée des graphistes, elle est aussi très agréable quand il s’agit d’écrire sous Word ou de surfer.
Côté connectique, on trouve une certaine homogénéité, avec la triple présence des prises HDMI, DVI et VGA, même si la VGA est de moins en moins employée et va probablement disparaître dans les prochaines générations. Notons qu’aucun des 12écrans ne propose d’interface Display-Port, une alternative économique au HDMI qui a du mal à trouver sa voie.
Regradez les Ecrans conseillésSource : SVM le Mag